Coopération décentralisée

Les collectivités territoriales peuvent passer des conventions de coopération décentralisée avec d'autres collectivités territoriales, des organismes publics ou privés, étrangers ou internationaux, dans un cadre général défini par l'État. En aucun cas, cette coopération ne doit contrevenir aux principes de l'unicités et de laïcité de l'État.

Cette coopération peut se traduire par la création d'un groupement de deux ou plusieurs collectivités, ou de toute autre srtucture appropriée de promotion et de coordination des actions de développement dans des domaines spécifiques.

Elle peut également se traduire par le soutien d'une collectivité territoriale plus nantie à une collectivité territoriale moins nantie en vue de la réalisation d'une action précise de développement.

Ce soutien doit être préalablement approuvé par l'organe délibérant de la collectivité territoriale qui l'apporte.

Projet d'appui à la Coopération Décentralisée


En 2007, le projet d'Appui à la Coopération Décentralisée, qui à la demande de l'Union des Villes et Communes de Côte d'Ivoire (UVICOCI) a réalisé ses Logo de UVICOCI activités dans le cadre d'une convention de partenariat avec la MACOM (Mission d ‘appui à la conduite des opérations municipales, un ancien projet appuyé par la Banque Mondiale) a tout d'abord contribué au redémarrage du processus de décentralisation, en appuyant les États Généraux de la Décentralisation, une concertation nationale impliquant l'ensemble des parties prenantes : (État central, collectivités, secteur privé, partenaires..., soit plus de 600 acteurs clés réunis). Cette initiative a permis, à travers les échanges actifs et participatifs, d'évaluer les avancées enregistrées au plan national en matière de Décentralisation, de mettre à jour les documents de référence y afférents : éléments de diagnostic, vision, objectifs ; et de fournir les orientations sur les stratégies et plans à adopter. Elle a également contribué à un consensus et une impulsion renouvelés quant à l'importance des collectivités et au rôle des élus locaux dans la sortie de crise, qui ont conduit au processus en cours de finalisation des textes relatifs à la décentralisation, au lancement de l'opération de redéploiement de l'administration locale, ainsi qu'à la participation des élus locaux dans l'organisation des audiences foraines. A la suite des États Généraux, un atelier d'information réunissant plus de 100 maires et autres acteurs du développement local ivoirien a été organisé, pour renforcer leurs capacités et favoriser la mise en œuvre d'actions de Coopération Décentralisée.

Le projet a également contribué au renforcement institutionnel de l'UVICOCI (Union des Villes et Communes de Côte d'Ivoire), pour aider cette faîtière à Président de UVICOCI mieux définir ses rôles et responsabilités, et les appuis à fournir à ses membres. Il a en outre testé des actions-pilotes de Coopération Décentralisée avec l'Italie, avec pour premiers résultats un partenariat entre la commune de Tiassalé et la région de Milan, et le démarrage de l'organisation et de l'implication des diasporas immigrées d'origine ivoirienne dans la promotion des actions de développement dans leur pays d'origine, en synergie avec les communes.

De plus, dans le cadre d'un partenariat avec la commune de Gboghué, le projet a initié la planification participative fondée sur l'analyse des opportunités socioéconomiques, pour développer des partenariats basés sur la valorisation des potentialités locales. Ces diverses initiatives ont permis de tirer des enseignements utiles pour le développement d'une politique nationale de coopération décentralisée.

Dans un autre registre, l'appui fourni par le projet à l'organisation de la participation de la délégation ivoirienne à Africités 4 à Nairobi s'est avéré être un cadre d'exercice pratique pour la sensibilisation pour la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dans les collectivités, et pour asseoir la méthodologie et les outils en vue d'aider les maires à tirer véritablement profit de la coopération et des rencontres internationales. Une coalition des maires pour l'atteinte des OMD a été mise en place à l'issue de cette rencontre.

Enfin, un produit clé de l'assistance fourni aux communes à travers ce projet est le renforcement des capacités de l'UVICOCI à instruire les diverses requêtes qui lui sont soumises, par la mise en place d'un mécanisme opérationnel, ayant pour objectif de doter les communes d'un instrument leur permettant d'apprécier l'opportunité ou non d'accorder des financements, en toute transparence, de façon collégiale et coordonnée, en fonction de la stratégie d'intervention de l'UVICOCI et en assurant la cohérence d'ensemble pour l'atteinte des objectifs attendus.

Les perspectives globales du programme d'appui à la Coopération Décentralisée visent la reprise des appuis initialement prévus dans le programme-cadre d'appui au développement local et à la consolidation de la paix, formulé dès 2003 avec l'appui du PNUD, pour mettre en œuvre, pour contribuer à la conception d‘une démarche méthodologique au plan national pour le développement local, une opérationnalisation effective du processus de décentralisation et répondre à la volonté du Gouvernement ivoirien de renforcer les capacités des collectivités locales, tout en accompagnant le retour progressif de la paix sur toute l'étendue du territoire.

De manière plus spécifique, ces perspectives portent sur :
- Le renforcement des capacités des maires pour la conduite de la gestion municipale, en accordant la priorité au renforcement des capacités pour la gestion des processus de sortie de crise ;
- Le renforcement des capacités de l'UVICOCI pour lui permettre d'assurer au mieux ses missions, à partir des conclusions et recommandations de l'audit institutionnel réalisé avec l'appui du PNUD ;
- L'appui à la planification locale participative, fondée sur les potentialités socio-économiques locales ;

- Le partage des expériences communales, au sein de la Côte d'Ivoire, dans la sous-région et au plan international ;
- Le renforcement du partenariat avec la commune de Tiassalé, ville-pilote OMD ;
- L'appui au réseau femmes et gouvernance locale pour une meilleure participation des femmes à la vie politique, notamment au processus décisionnels au plan local ;
- L'approfondissement de la réflexion sur les mécanismes de financement du développement local ;
- La poursuite du plaidoyer pour l'adoption d ‘une politique nationale de coopération décentralisée ;
- La poursuite des partenariats entamés avec les diasporas immigrées ivoiriennes en vue d'asseoir une politique nationale et opérationnelle, en collaboration avec le Ministère des Affaires étrangères, et les autres instances nationales impliquées dans cette question.


Projet d'Appui à la Sécurité Urbaine (PASU)


En Côte d'Ivoire, les tendances, déjà alarmantes, de la situation sécuritaire au cours des dernières décennies, ont été exacerbées à partir de 1999, à l'occasion des crises sociopolitiques successives, rendant considérables les défis pour les gouvernants et la demande sociale de sécurité des populations.
Chefs rebelles Pour y faire face, en 2007, le PNUD a continué d'appuyer le Projet d'Appui à la Sécurité Urbaine, une initiative du Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire, développée avec le soutien des autorités locales, qui s'inscrit dans la volonté des autorités d'apporter des réponses concertées, efficaces et durables à l'augmentation de la délinquance, de l'insécurité et des violences. Le Projet s'inscrit également dans la dynamique en faveur du développement local ou de la décentralisation, que le PNUD développe à travers plusieurs de ses projets et programmes. A l'instar de ceux-ci, le Projet d'Appui à la Sécurité Urbaine s'adresse aux collectivités locales, niveaux de démocratie les plus proches des populations, en mettant l'accent sur les actions qu'elles peuvent développer en matière de sécurité urbaine.


Le PASU qui vise donc à renforcer la capacité des collectivités locales à mobiliser l'ensemble des acteurs institutionnels et de la société civile en vue d'élaborer et de mettre en œuvre des stratégies locales de prévention de l'insécurité, poursuit les objectifs suivants :


(i) renforcer la capacité des communes à prévenir l'insécurité :

(ii) consolider l'expertise nationale en matière de prévention de l'insécurité ;

(iii) mettre en place des pratiques de prévention basées sur l'action et la mobilisation locale ;

(iv) réduire l'insécurité de façon durable ;

(v) développer une perception positive de la prévention ;

(vi) améliorer les rapports Police - Population ;

(vii) disséminer en Côte d'Ivoire les meilleures pratiques de prévention.

Stratégie d'intervention et domaines d'intervention du PASU
Exécuté dans les 13 communes du District d'Abidjan, le projet est pris en charge par une équipe de 17 coordonnateurs de sécurité basée dans les communes. Ils ont eu pour mission de fournir de l'assistance dans le développement partenarial de la stratégie d'intervention du PASU, comprenant les étapes de l'élaboration des diagnostics de l'insécurité, la mise en place des comités communaux de sécurité, la formulation des plans d'action municipaux de prévention de l'insécurité et la mise en œuvre de la stratégie de prévention dans les domaines de la prévention sociale, de l'aménagement.
Police natonale Ainsi, en 2007, 17 coordonnateurs de sécurité basés dans les 13 communes du District d'Abidjan et ayant pour mission de fournir de l'assistance dans le développement partenarial de la stratégie d'intervention du PASU, ont continué d'être appuyés par le projet. L'accent a été mis sur le renforcement de leurs capacités dans le suivi des microprojets exécutés au bénéfice des populations et sur la capitalisation des acquis et outils du projet.

21 projets de prévention ont été exécutés dans les quartiers, permettant aux communes bénéficiaires de développer des pratiques réussies et repliables dans tous les champs de la prévention visés, à savoir l'appui aux groupes à risque, l'aménagement sécuritaire, le développement institutionnel et la participation et la gouvernance locale.
Quant aux actions visant le Forum Ivoirien pour la Sécurité Urbaine (FISU), association des Maires engagés dans la promotion des politiques de prévention, elles ont été aussi diversifiées que les années précédentes. Le PASU a contribué à aider les maires à poursuivre l'analyse de leurs rôle et compétences dans la reconstruction post-crise, par rapport aux autres institutions de sécurité, ainsi qu'à développer des partenariats stratégiques dans le domaine des politiques de prévention de l'insécurité, tout en confortant les équipes de coordonnateurs dans leur rôle d'assistance aux maires. C'est grâce à l'appui technique et financier fourni au FISU qu'ont pu être organisés les ateliers nationaux d'échanges entre la Police Nationale et les Maires, et sur la contribution du Secteur Privé aux politiques municipales de prévention de l'insécurité. Ces rencontres, qui ont rassemblé chacune plus de la moitié des Maires de Côte d'Ivoire, soit environ une centaine à chaque fois, mais également les agents de la police municipale, et 5 des plus importants Faîtières d'opérateurs économiques, ont contribué à diffuser la méthodologie d'intervention, les expériences du PASU et les pratiques de prévention de l'insécurité, et amorcé la réflexion en vue de l'extension du projet aux communes de l'intérieur du pays.
Enfin, dans la perspective de la poursuite du projet et la consolidation des acquis, en 2007, le PASU a entrepris des actions de plaidoyer et de mobilisation de ressources auxquelles a contribué le FISU à hauteur de 78 000$ pour le dernier trimestre 2007.

 

 

 

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